Des chercheurs de l’Instituto Bernabeu décrivent des avancées dans le diagnostic d’une complication rare : l’incarcération utérine

  • 30-01-2019

Des chercheurs de l’Instituto Bernabeu ont présenté l’expérience d’un cas clinique dans lequel ils décrivent l’incinération utérine, une complication de la grossesse très peu fréquente. Ils l’ont fait au Congrès National de la Société espagnole d’Infertilité et de Stérilité (SEISEGO) qui s’est tenu lors du Congrès de la Société espagnole de Gynécologie et Obstétrique (SEGO). L’incarcération utérine se produit durant la gestation lorsque l’utérus est coincé dans le pelvis et ces cas complexes, qui sont graves et présentent un diagnostic difficile, sont rarement décrits. Cette étude est donc d’une grande importance car elle peut contribuer à approfondir la connaissance et à informer les médecins quant au moment où apparaissent les symptômes de cette complication.

L’incarcération utérine a lieu lorsque, durant la gestation, l’utérus est coincé dans le pelvis. Dans le cas clinique décrit pas des experts de l’Instituto Bernabeu, la patiente, âgée de 39 ans, avait déjà des antécédents d’endométriose profonde et elle est tombée enceinte deux fois, par le biais de cycles de dons d’ovocytes, mais les grossesses ont fini en fausses-couches. Dans le premier cas, à la semaine 15 de gestation, la patiente a commencé à présenter des signes de douleurs abdominales associées à des retentions d’urine qui ont obligé à la réalisation d’un sondage et à la semaine 18, elle a subi une fausse-couche, occasionnée par une chorioamniotite.

La deuxième gestation a été suivie de manière plus approfondie que la première, mais compte-tenu de l’intensité des adhérences abdominales, la patiente a subi à nouveau une fausse-couche. En cours de semaine 17, les mêmes symptômes que ceux ressentis dans la gestation antérieure sont apparus et, à la semaine 21, la fausse-couche a eu lieu. Le contrôle réalisé par échographie 3 D a révélé un problème d’adhérence sévère. Les chercheurs soulignent que la solidité des adhérences a limité les options thérapeutiques pour pouvoir mener à bien les grossesses. Et dans leurs conclusions, ils avertissent que l’apparition de douleurs abdominales et de rétention d’urine durant le deuxième trimestre doivent faire suspecter d’une incarcération utérine éventuelle lors du diagnostic différentiel.

Incarceración uterina. Herencia, B. Moliner, A. Bernabeu, F. Sellers, R. Bernabeu. Comunicación oral

 

La incarceración uterina

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