Chaque jour le nombre de femmes qui nous consultent quant à l’importance de l’âge ou sur le fait de si elles doivent se dépêcher ou non à tomber enceinte est supérieur.

L’âge a peu d’influence chez l’homme mais il est vital chez la femme, quant au pronostic de reproduction.

Chez l’homme, la production de spermatozoïdes et son remplacement par de nouveaux est constante, de la puberté à la sénescence. Chez la femme, au contraire, la perte de ses ovules est un processus exponentiel et irréversible depuis la naissance jusqu’à la ménopause, et il n’y a aucun moyen de le freiner.

Pourquoi ?

La femme naît déjà avec sa dotation d’ovocytes pour toute la vie, proche du million, car son activité ovarienne débute à la 12ème semaine de gestation et la génération d’ovocytes finalise de manière irréversible autour du cinquième mois de grossesse, ce qui fait que la femme dispose d’une « réserve ovarienne » limitée. Depuis la naissance, chaque mois, chaque jour, des ovocytes sont perdus. À partir de la première menstruation, les ovules continuent à disparaitre mais l’ovulation commence. Chaque femme aura tout au long de sa vie environ 400 ovulations. C’est-à-dire que seuls 400 ovocytes du million qu’elle possède à la naissance seront ovulés ; le reste se dégradera sans parvenir à la maturité ni à être ovulés par l’ovaire. La période de plus grande fertilité chez la femme oscille entre 16 et 30 ans approximativement. A la ménopause, il ne lui reste qu’une douzaine d’ovocytes.

Pour cela, il est très important pour émettre un pronostic et orienter de manière adéquat les traitements de fertilité, de connaître la réserve ovarienne car à un âge plus avancé il y a une réserve ovarienne inférieure et une qualité ovocytaire pire ; par conséquent, on constate une diminution de la fertilité et une augmentation du nombre de fausse-couche de fausses-couches et de malformations fœtales.

La réponse aux médicaments dans la fécondation in vitro dépend aussi de la réserve ovarienne de départ. Estimer la réserve ovarienne est facile : il faut réaliser une échographie pour voir l’ovaire et mesurer dans le sang le taux d’un marqueur ; l’hormone antimüllérienne, qui reflète avec une certaine fidélité la cohorte de follicules que nous avons ; c’est le « stock » qu’a la femme qui vient nous consulter.

À l’Instituto Bernabeu nous développons de nouveaux protocoles. Avec différents médicaments adjuvants et modes d’administration afin que la femme obtienne les meilleures possibilités car nous sommes conscients que ces possibilités diminueront constamment.

Actuellement, l’âge de la femme et surtout la réserve ovarienne est un des facteurs limitants les plus importants quant au succès des traitements.

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Qu’est-ce que la réserve ovarienne ? Quelle importance a-t-elle sur la fertilité?
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